21 novembre 2016

Que retenir de la COP22 ?

COP22

Du 7 au 18 novembre 2016 se tenait la 22ème Conférence des Parties (COP22) à Marrakech pour donner suite à l’Accord adopté en décembre 2015 à Paris et entré en vigueur le 4 novembre afin de limiter en-dessous de 2°C le réchauffement climatique. La tenue de cet événement en Afrique avait une résonance particulière lorsque l’on sait que le continent est à l’origine de seulement 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre mais est le plus touché par les conséquences du réchauffement climatique.

Peu d’avancées concrètes en matière d’électrification rurale

La tenue d’une journée consacrée à l’énergie le 11 novembre a permis de faire le point sur plusieurs projets en cours mais aucune annonce n’a été faite au sujet de l’accès à l’électricité dans les zones rurales. Pourtant, elles sont les premières à souffrir de la pauvreté énergétique.

La journée a été l’occasion d’annoncer les engagements de « One for All », une campagne mondiale qui sera lancée début 2017 et qui visera à mobiliser de nouvelles formes de capital et de nouveaux investisseurs pour mettre fin à la pauvreté énergétique avant 2030.

Un point a été consacré à l’initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI) dont l’objectif est de permettre l’installation d’une capacité énergétique renouvelable à grande échelle sur le continent africain d’ici 2020. Au moins 5 milliards de dollars venant de financements publics américains,  ainsi de financements à des taux préférentiels et du Fonds vert pour le climat seront nécessaires entre 2016 et 2020 pour exercer un effet de levier sur 15 milliards de dollars pour d’autres investissements, pour un total d’au moins 20 milliards de dollars investis à l`horizon 2020.

L’alliance solaire internationale, lancée fin 2015 par l’Inde et la France, a vu ses rangs grossir avec le ralliement de 16 nouveaux pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et du Pacifique. Elle prévoit de développer le potentiel de production d’énergie solaire par les pays où l’exposition solaire est la plus forte. Les premiers projets devraient débuter en 2017.

Si ces projets de grande ampleur sont nécessaires pour alimenter des métropoles, il ne faut pas mettre de côté les solutions décentralisées, plus rapide à financer et plus adaptées aux besoins des zones isolées.

Financement : désaccord entre les politiques d’adaptation ou d’atténuation

Une partie du Fonds vert, créé à l’issue de la COP de Copenhague en 2009, devrait être attribuée à deux plans nationaux d’adaptation au changement climatique au Liberia et au Népal avec abondement des pays développés. En 2009, ceux-ci s’étaient engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour soutenir des projets d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique. Certains pays dont l’Allemagne, l’Italie, la Suède et la Belgique ont promis 81 millions de dollars de nouvelles contributions au Fonds.

Néanmoins, les pays en développement souhaitent un rééquilibrage dans l’attribution des financements entre projets pour l’adaptation (16% actuellement) et projets pour l’atténuation. En effet, les premiers bénéficient davantage aux pays peu émetteurs et très vulnérables alors que les seconds vont aux gros émetteurs de gaz à effet de serre.

Beaucoup d’ONG ont reproché le fait que la majorité des pays développés se soient présentés sans actions concrètes ni financements.

La COP23 aura lieu sous la présidence des îles Fidji et se tiendra, faute d’infrastructures, à Bonn, en Allemagne, siège du secrétariat de la CCNUCC.

Electriciens sans frontières à la COP22

Electriciens sans frontières a participé à deux événements afférents à la COP22, les 10 et 11 novembre. Le 1er, organisé par la FERDI sur l’électrification décentralisée et le développement, a été l’occasion de présenter le programme de mini-réseaux villageois alimentés par pico-turbines hydrauliques au Nord Laos. Le 2nd intitulé « Agir ensemble pour relever le défi des énergies renouvelables en Afrique », organisé par le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer et l’Ademe, a permis d’expliquer en quoi l’énergie solaire permet de façon compétitive, propre et efficace d’alimenter des systèmes électriques décentralisés et d’enclencher ainsi des mécanismes de développement.

Electriciens sans frontières  a insisté sur la nécessité de coordonner les acteurs tant ONG que collectivités territoriales mais aussi entreprises au sein de réseaux comme CICLE pour partager les bonnes pratiques et mutualiser les moyens.

img_20161110_182042874_hdr

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez, tous les deux mois, le condensé de notre actualité.

AGISSEZ

Soutenez-nous

Tous les soutiens sont les bienvenus chez Electriciens sans frontières : don, adhésion, communication… Découvrez toutes les façons de soutenir l’ONG.

IMPACT

Découvrez notre façon d’agir

Electriciens sans frontières agit sur de nombreux domaines du développement humain et économique.
Découvrez-les.

Your browser is out-of-date!

Update your browser to view this website correctly.Update my browser now

×