Electriciens sans frontières au cœur de l’urgence
Lundi 1er février, Yves, Robert C. Robert G., nos trois bénévoles toujours sur place, sont sollicités pour réaliser l’alimentation électrique d’un camp de réfugiés, baptisé « village des Antilles ». Le camp devrait voir le jour très prochainement dans la commune de la Croix-des-Bouquets, à 12 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince. Le site est expertisé par Yves dans la journée.
Mercredi 3 février, notre équipe prépare le chantier d’alimentation électrique des bâtiments de Médecins sans frontières (MSF) France à Port-au-Prince. Elle met également en relation MSF Suisse avec la délégation EDF présente sur place qui fournit un groupe électrogène de secours jusqu’à la remise en route du matériel d’orginie par nos bénévoles.
Pharmaciens sans frontières sollicite parallèlement l’appui d’Electriciens sans frontières pour remettre en état son parc de batteries : la réponse est immédiate et l’installation électrique fonctionne à nouveau.
Yves s’attelle de son côté à l’expertise du site de Hinche, à 130 kilomètres de Port-au-Prince, sur lequel l’Ambassade de France prévoit l’aménagement de trois camps de réfugiés à électrifier.
Lors d’une réunion inter-ONG organisée par l’Ambassade de France, de vives inquiétudes sont exprimées sur le coût de l’hébergement des équipes sur place qui pourrait obliger les petites ONG à envisager un rempli d’ici une à deux semaines. La demande de mise à disposition d’un terrain commun à aménager collectivement est renouvelée.
Jeudi 4 février, le projet Hinche se précise : 60 tentes seront bientôt installées sur le site de Papaye et 20 sur le site de Cosmos. Le troisième site de Pandiassou devrait suivre. L’intervention d’Electriciens sans frontières s’organise (matériel, hébergement).
Un autre projet de camp de réfugiés du Rotary Club International est en cours : le site de Tabar, proche de l’aéroport, destiné à accueillir les populations sans abri de la zone de Carrefour située dans les faubourgs de la capitale, sera visité par notre équipe dans les jours qui viennent.
Enfin, l’ONG Gynécologues sans frontières, qui s’efforce de remettre en route une maternité, demande une expertise de ses installations électriques : si un dépannage immédiat n’est pas possible, il devrait être réalisé dans les jours qui viennent avec le soutien de la délégation EDF.
Alors que la protection civile, les gendarmes et les pompiers français sont sur le départ, avec un bilan estimé aujourd’hui à 200 000 morts et près de 300 000 blessés, Haïti est encore, et plus que jamais, dans une situation d’urgence. Les pluies prévues pour la fin de semaine laissent craindre une aggravation des conditions sanitaires et notamment de la propagation des maladies diarrhéiques. Quelques cas de choléra ont également été recensés.
Si les conditions générales de sécurité en Haïti restent relativement stables pour le moment, Electriciens sans frontières reste particulièrement vigilant et suit attentivement les conditions d’hébergement et de transport de ses équipes sur place.
Alors que Robert C. fait ses valises pour la France, Alain, Christophe, Jean-Yves et Yannick 4 nouveaux bénévoles Electriciens sans frontières sont en route pour Port-au-Prince…
|