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Après une interruption de trois semaines pour préparer une seconde phase qui sera ciblée sur une action d’ampleur dans les camps de réfugiés, Electriciens sans frontières reprend ses activités de post-urgence en Haïti. Six mois après le séisme qui a fait près de 250 000 morts et 1,5 million de sinistrés aujourd’hui disséminés dans un millier de camps, la phase de reconstruction du pays - dont le lancement vient d’être officiellement annoncé par le président haïtien - peine à se coordonner. Alors que la saison des cyclones a débuté, seulement 2% des 10 milliards de dollars promis par les bailleurs internationaux à la conférence de New York ont été versés à ce jour.
Depuis le 16 juillet, trois bénévoles d’Electriciens sans frontières, François, Jean-Pierre et Jean-Luc, sont en Haïti pour terminer les chantiers déjà engagés par notre association ; Jean-Luc met pour la deuxième fois ses compétences au service de la cause haïtienne. Les bénévoles ont ainsi pour mission principale de suivre le chantier d’électrification solaire du camp de réfugiés de Santo 17, site d’hébergement situé sur la commune de Croix-des-Bouquets qui comporte 330 tentes et abrite 1 700 personnes. Electriciens sans frontières apporte son appui technique à l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) pour la coordination et le contrôle des travaux de ce camp de réfugiés qui sont confiés à une entreprise locale. Les trois volontaires sont également chargés de finaliser l’électrification d’un « hôpital en conteneurs » de 120 lits géré par MSF Suisse à Léogâne : après le raccordement des derniers bâtiments, les essais sur les groupes électrogènes normaux et de secours sont en cours.
Enfin, François, Jean-Pierre et Jean-Luc assurent les préparatifs du projet « lampadaires photovoltaïques » pour lequel une nouvelle équipe sera spécifiquement envoyée début août. Soutenue par la Fondation de France, l’ADEME, le Conseil régional de Martinique et Europe Tiers Monde, cette opération a pour objectif d’assurer l’éclairage d’une quarantaine de camps de réfugiés en collaboration avec les communes de Port-au-Prince, Carrefour et Léogâne. 350 lampadaires photovoltaïques et 4000 lampes solaires portatives permettront ainsi d’améliorer les conditions de vie et de sécurité de 70 000 sinistrés.
Bilan de 6 mois de mobilisation :
59 bénévoles mobilisés sur le terrain
93 sites alimentés et/ou sécurisés
64 organismes partenaires
10 bénévoles et 8 salariés mobilisés au siège
250 000 € de dons pour la phase de post-urgence
660 000 € de subventions pour le projet « lampadaires photovoltaïques » dans les camps de réfugiés (Fondation de France, ADEME, Conseil régional de Martinique et Europe Tiers Monde).
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