6 juillet 2017

3 cas pratiques pour agir sur l’éducation grâce à l’électricité

1 enfant sur 3 dans le monde se rend chaque jour dans une école sans électricité

Parmi ces écoles, nombreuses sont celles situées en zone rurale où les populations vivent principalement de l’agriculture vivrière. Face à des conditions de vie précaires, nombre d’enfants sont contraints de quitter l’école avant l’entrée au collège pour aider leur famille.  En Afrique subsaharienne, la scolarisation en primaire est la plus faible au monde avec un taux de 78 % contre une moyenne mondiale de 90%. Encore plus dramatique, le taux chute pour le secondaire avec un taux de scolarisation de 33 % en Afrique subsaharienne (et 60 % en Asie du Sud et de l’Ouest) alors que la moyenne mondiale s’élève à 65%1.

 

Et si l’accès à l’électricité était un facteur de réussite scolaire ?

Face à cette situation, l’accès à l’électricité ne semble pas, de prime abord, pouvoir remédier au problème. Et pourtant, en fournissant un point de lumière et des prises de courant à une salle de classe, l’électricité offre de meilleures conditions d’apprentissage et de travail aux enfants et aux enseignants et participe à élever le niveau de réussite scolaire. La Banque mondiale a ainsi montré que les pays dotés d’un faible niveau d’électrification avaient tendance à compter un nombre de jeunes analphabètes plus important2.

Les trois exemples de projet ci-dessous menés par Electriciens sans frontières font figures de cas pratiques.

Une « école des vieillards » à Poggy en Haïti

En Haïti, près de la moitié de la population adulte souffre d’analphabétisme. Dans les zones isolées, l’abandon de l’école au moment du secondaire est accentué par des conditions de vie plus austères. C’est le cas de Poggy, un lieu-dit peu accessible qui se niche au cœur du massif montagneux de la province des Nippes et où Electriciens sans frontières s’est rendu en janvier 2017.

En savoir plus sur l’école de Poggy

Des salles informatiques à Mural

Mural est un 3 village du Népal perché sur les versants de la vallée de Kanku, au cœur de la province du Solukhumbu. En mars dernier, Electriciens sans frontières a réalisé avec une entreprise locale l’électrification de l’école primaire et du collège à base d’une turbine hydro-électrique. Aujourd’hui, les salles informatiques des deux établissements sont opérationnelles et permettent aux enfants de s’initier aux nouvelles technologies et aux professeurs de préparer leurs cours.

En savoir plus sur le village de Mural

Un avenir pour les orphelins de Faag Taaba

Au Burkina Faso, le centre de Faag-Taaba accueille toute l’année des orphelins ou des enfants défavorisés. Les jeunes, au nombre de 40, sont scolarisés et suivent des formations telles que la couture, le batik, la soudure et la mécanique afin de s’assurer un avenir professionnel. Début 2017, une entreprise burkinabée a procédé à l’éclairage et à l’électrification du centre. Les enfants sont aujourd’hui à même de suivre des cours du soir et les salles éclairées sont même ouvertes aux jeunes scolarisés du voisinage.

En savoir plus sur le centre d’accueil pour orphelins Faag Taaba

1 Unesco et Observatoire des inégalités – http://www.inegalites.fr/spip.php?article881

2 Electricity and education: The benefits, barriers, and recommendations for achieving the electrification of primary and secondary schools, UNDESA, décembre 2014 (page 9-10) (https://sustainabledevelopment.un.org/content/documents/1608Electricity%20and%20Education.pdf)

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